
Intervention de Didier Fischer, lors du débat budgétaire du 10/04/2015
La hausse des impôts n’est pas une fatalité
Le débat d’orientation budgétaire avait laissé entendre votre volonté d’augmenter les impôts pour faire face aux difficultés budgétaires que rencontrerait la commune. Les travaux de la commission des finances ont confirmé ce choix. Nous vous avions signalé notre désaccord avec cette orientation.
Nous vous le confirmons aujourd’hui après l’étude des documents budgétaires en notre possession. A notre avis, la situation financière de Coignières ne nécessite pas que l’on sollicite les Coigniériens. Il est bon, à ce stade, de rappeler, qu’augmenter de 10% les impôts, c’est-à-dire annuler le cadeau électoral de 2013, rapporte environ 200 000 €, soit ce que nous ne percevrons pas en DGF de la part de l’Etat cette année. Ce manque à gagner pouvait être assez facilement absorbé par une politique d’économies budgétaires.
La situation de Coignières est loin d’être aussi dramatique que vous voulez nous le faire croire. Il va seulement falloir apprendre à gérer au plus juste et présenter contrairement à ces dernières années des budgets sincères. Il est vrai que nous aurons moins de restes à réaliser vu la baisse des investissements.
Nous le redisons, il n’est nul besoin à ce stade d’augmenter les impôts. Une gestion plus rigoureuse et certaines économies suffisent à équilibrer le budget 2015.
Quand on annonce dans sa campagne électorale que l’on va baisser les impôts, en bonne logique politicienne le revirement ou le reniement d’aujourd’hui doit donc trouver son explication : c’est la faute de cet affreux gouvernement socialiste !
Pourtant les données au mois de mars 2014 étaient claires. Le gouvernement avait annoncé dès le débat sur la loi de finances en décembre 2013 qu’il procéderait à ce prélèvement de 11,5 milliards d’ici l’année 2017.
Pourquoi croyez-vous que Coignières pour Tous, au risque de perdre un certain nombre de suffrages, ne vous avait pas emboîté le pas en promettant à son tour une baisse des impôts ? Tout simplement parce que nous savions que dans la situation de la fin de l’année 2013, c’était impossible.
Votre démagogie électorale de l’époque vous conduit, fort logiquement aujourd’hui, à ne pas vouloir assumer cette hausse de la fiscalité et en rejeter la faute sur autrui.