Nous vivons en démocrature. C’est un raccourci pour désigner un fonctionnement institutionnel qui n’est ni une démocratie, ni une dictature : savant mélange de libertés démocratiques de façade et d’autoritarisme, qui aboutit à une concentration des pouvoirs de décision.
En quoi sommes-nous concernés à Coignières ? Voici des exemples :
- Les comités consultatifs. C’est une bonne chose d’appeler la population à participer à des projets municipaux, mais le droit de censure que s’attribue le maire sur la désignation des membres de ces comités ainsi que les conditions requises pour y participer éliminent des candidats potentiels. Résultat : pas de représentant de droit des associations de parents d’élèves dans le comité Enfance.
- Les conseils d’école. Là encore, quoi de plus démocratique qu’un conseil d’école avec son chef d’établissement, ses enseignants, ses représentants de parents d’élèves et ses représentants issus du Conseil municipal. Cette organisation fonctionne bien… Oui, mais c’est risqué ! Parce que des membres de l’opposition municipale siègent dans ce conseil d’école… Résultat : la représentante de Coignières Pour Tous et une autre opposante sont exclues… Raison invoquée ? Une meilleure représentation de la ville. Une plaisanterie, probablement !
- Le PLU. C’est le minimum légal : 3 réunions publiques en 3 ans. Pas de réunion de quartier, aucun projet concret. Mais une exposition en mairie et la promesse que les administrés pourront apporter leurs critiques lors de l’ouverture prochaine de l’enquête d’utilité publique… c'est-à-dire quand tout sera déjà ficelé !
Ce type de fonctionnement n’est pas nouveau, bien sûr, mais il est symptomatique d’une volonté de verrouiller tout débat, de rester dans l’entre soi. C’est la crainte de l’avenir qui s’exprime.