Au dernier conseil municipal, il a été proposé une augmentation de 6% de la tarification du repas pris par nos enfants dans les cantines scolaires de la commune. Venant après une hausse de 3% en 2010, elle pénalisera, en dépit de l'application du quotient familial, d'abord les familles aux revenus modestes.
Elle s'explique en fait par une répercussion de l'augmentation du prix du repas payé au titre du nouveau marché de fourniture de repas (+ 5% sur le tarif global), de l'évolution du coût de la vie (+ 1,6%) et des charges supportées par le service de restauration (+ 1%). Au total, l'augmentation réelle aurait du être de 7,6%. Elle a été ramenée à 6%.
Le maire a parlé d'une " répercussion très limitée ". Au moment où la crise frappe durement les plus faibles d'entre-nous, 6% d'augmentation n'est pas anodin quand depuis plusieurs années les salaires stagnent et le chômage progresse fortement. Entre novembre 2009 et novembre 2010, ce dernier a fait un bond de 7,5% dans notre commune.
Nous sommes conscients de la nécessité de continuer d'offrir à nos enfants une restauration scolaire de qualité, d'autant plus qu'il s'agit parfois de leur seul repas équilibré de la journée
Sans vouloir rejeter toute augmentation de la tarification, rendue nécessaire notamment par la forte augmentation du prix des denrées alimentaires, notre groupe a cependant refusé d'entériner cette hausse : la majorité n'a pas pu apporter de réponse à notre question précise concernant le taux de recouvrement de la dépense par la participation des parents, preuve, s'il en est, que les difficultés des familles n'ont pas été réellement prises en compte dans cette décision d'augmenter les prix de la restauration scolaire. Et nous pensons que la collectivité pourrait faire un effort supplémentaire pour alléger la part supportée par les familles.